jeudi 14 septembre 2017

Chronique "La Vérité sur l'Affaire Harry Québert" de Joël Dicker


Maison d'édition : De Fallois

Date de publication : 28 Mai 2014

Nombre de pages : 700 pages

Genre : Policier

Catégorie : Adultes

Tome : One-shot

Prix : Grand Format : 22 euros
          Poche : 9,20 euros

Format : Poche



Je vous invite fortement à ne pas lire le résumé et à vous laisser embarquer par l'histoire de Joël Dicker les yeux fermés.


"À New York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans."


Je pense que si vous regardez mes vidéos ou bien si vous lisez régulièrement mes chroniques, vous devez savoir que le policier n'est pas un genre que je lis habituellement. Je me suis donc lancée à l'aveugle dans cette histoire qui m'a tout simplement retournée. Malgré le fait qu'il fasse 700 pages, j'ai dévoré ce pavé en seulement quelques jours ! 

Nous suivons donc principalement deux personnages masculins : Marcus Goldman et Harry Québert. J'avoue avoir été assez partagé entre ces deux hommes mais pour de mauvaises raisons. En effet, je me suis beaucoup attachée au personnage d'Harry pendant la première moitié du livre. Cependant, je m'en suis vite lassée à cause de tous ses mensonges, ses non-dits et de la révélation de fin le concernant. Pour Marcus, j'ai ressenti l'inverse. Durant les 3 premiers quarts du roman, je ne l'ai clairement pas apprécié. C'était un jeune homme lâche, qui se cachait derrière des mensonges et s'accaparait toute la gloire face aux plus faibles. Mais au fil de ma lecture, il m'a semblé qu'il subissait une certaine évolution au niveau de son caractère. Il a cessé d'être cet homme peureux et couard pour devenir quelqu'un qui ose et qui respecte autrui. Il s'est construit une véritable personnalité et cela l'a rendu beaucoup plus humain.  

Ces deux hommes ne sont pas les seuls à être présents de manière continue dans cette intrigue. Nous suivons aussi le destin d'une jeune fille de 15/16 ans nommée Nola Kellergan. Je préfère vous le dire de but en blanc : je l'ai détesté du début à la fin. J'ai fait face à une adolescente naïve, manipulable et manipulatrice sans aucun caractère. Ce que j'ai trouvé dingue est qu'elle rabaisse sa condition de femme au fil de l'histoire juste par amour. Je vous avouerai avoir trouvé cela absolument stupide !

Passons maintenant à l'intrigue qui m'a totalement secoué ! Nous avons affaire à une enquête extrêmement bien ficelée. L'auteur nous manipule sans scrupules tout le long du roman, nous envoie sur de fausses pistes et enchaîne les retournements de situation. On ne s’ennuie à aucun moment et on est tiraillés entre vouloir connaître le fin mot de l'histoire et ne pas vouloir la quitter. Je n'ai pas du tout été déçue de la fin et de la résolution de l'enquête. J'avais déjà découvert en partie le tueur même si j'étais loin du compte concernant les détails. 

Joël Dicker ne s'arrête pourtant pas là et ajoute une autre dimension à son histoire en traitant de sujets propre à l'écrivain et à son métier : le rapport à l'écriture, le syndrome de la page blanche, la littérature, le succès... Pour tout amoureux des livres et de l'écriture, je pense que ce sont des sujets qui vous intéresseront forcément. J'ai pu relever des citations très inspirantes que je relirai plus tard lors de mes travaux d'écriture. Quant à l'écriture, Joël Dicker détient un don évident pour nous plonger dans cette petite bourgade des États-Unis et nous inciter à ne plus lâcher son histoire. À la fois fluide et addictive, je me laisserais porter par cette plume dans un autre de ces romans à l'avenir !

Note : 4,5/5

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